Il était voué aux gémonies. Condamné à disparaître tôt ou tard dans une société littéralement envoûtée par le numérique. La prise de pouvoir du téléphone portable – et, accessoirement, de son alter ego, le Net – avait rendu le papier obsolète. On annonça la mort des journaux, la fin des livres, la prééminence des tablettes numériques… Du jour au lendemain, entreprises et consommateurs n’ont eu d’yeux que pour le digital, jugé plus écologique et durable que ce bon vieux papier, dont la fabrication est gourmande en eau et en énergie. Changement des habitudes de consommation, baisse des revenus publicitaires, hausse des coûts de production et de distribution : les raisons pour expliquer cette réalité ne manquaient pas, en tout cas !

Pourtant, le print retrouve un regain d’énergie. Près de quinze ans après la publication, prématurée, de son avis de décès, le papier s’offre même une cure de jouvence. Face au sacro-saint numérique, il est désormais considéré comme un média crédible, mémorisable et, surtout, complémentaire au digital. En Europe, la part des consommateurs préférant les livres imprimés est passée de 53% en 2021 à 65% en 2023. On observe une même augmentation pour les magazines papier – de 35% à 51% sur la même période. Certains titres – qui s’étaient empressé d’abandonner leur version papier – ont ainsi décidé de revenir à leurs premières amours. Life et Rolling Stone, parmi les plus emblématiques, font partie de cette tendance.

Fatigue digitale et crédibilité

Il était voué aux gémonies. Condamné à disparaître tôt ou tard dans une société littéralement envoûtée par le numérique. La prise de pouvoir du téléphone portable – et, accessoirement, de son alter ego, le Net – avait rendu le papier obsolète. On annonça la mort des journaux, la fin des livres, la prééminence des tablettes numériques… Du jour au lendemain, entreprises et consommateurs n’ont eu d’yeux que pour le digital, jugé plus écologique et durable que ce bon vieux papier, dont la fabrication est gourmande en eau et en énergie. Changement des habitudes de consommation, baisse des revenus publicitaires, hausse des coûts de production et de distribution : les raisons pour expliquer cette réalité ne manquaient pas, en tout cas !

Pourtant, le print retrouve un regain d’énergie. Près de quinze ans après la publication, prématurée, de son avis de décès, le papier s’offre même une cure de jouvence. Face au sacro-saint numérique, il est désormais considéré comme un média crédible, mémorisable et, surtout, complémentaire au digital. En Europe, la part des consommateurs préférant les livres imprimés est passée de 53% en 2021 à 65% en 2023. On observe une même augmentation pour les magazines papier – de 35% à 51% sur la même période. Certains titres – qui s’étaient empressé d’abandonner leur version papier – ont ainsi décidé de revenir à leurs premières amours. Life et Rolling Stone, parmi les plus emblématiques, font partie de cette tendance.

Fatigue digitale et crédibilité

Comment expliquer ce retour en grâce ? À l’instar de la renaissance des vinyles, il y a un petit côté madeleine de Proust ! Le papier offre une expérience sensorielle qu’un écran de téléphone ne pourra jamais égaler. Sentir l’odeur de l’encre, feuilleter les pages, toucher, effleurer… Face à la frénésie des réseaux sociaux, le print offre une autre valeur au temps. Si on veut en profiter pleinement, on doit s’arrêter, se poser : débrancher en quelque sorte. C’est d’ailleurs ce qui ressort des études çà et là : la saturation publicitaire et la fatigue digitale incitent les gens à se déconnecter régulièrement, comme on le ferait en vacances, pour se plonger dans un livre ou un magazine. 41% des millennials avouent souffrir de cette lassitude face aux écrans.

PRINT

Stratégie omnicanale et marchés de niche

Il n’en reste pas moins que le papier doit retrouver une place dans cet écosystème digital. Il n’est plus seul, il doit cohabiter avec les autres canaux de diffusion et s’inscrire dans une stratégie de communication globale ! Les options sont aussi nombreuses que passionnantes…

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Il y a un autre aspect qui parle en faveur du print : il est perçu comme plus crédible que le digital ! Entre fake news, propagande et intelligence artificielle, il devient de plus en plus difficile de s’y retrouver sur les réseaux sociaux. Comment distinguer le vrai du faux ? Dans l’inconscient collectif, découvrir une information imprimée – qu’elle soit commerciale ou d’actualité – la rend forcément authentique. Ainsi, près de 82% des gens accordent plus de confiance à une publicité print lors d’un achat, le papier renforçant l’image de marque et la crédibilité des messages.

Stratégie omnicanale et marchés de niche

Il n’en reste pas moins que le papier doit retrouver une place dans cet écosystème digital. Il n’est plus seul, il doit cohabiter avec les autres canaux de diffusion et s’inscrire dans une stratégie de communication globale ! Les options sont aussi nombreuses que passionnantes…

  • Le papier peut servir de point d’entrée pour le numérique via un QR code, un renvoi vers une plateforme web ou de la réalité augmentée. Cela permet de mesurer l’impact du message avec précision et l’intégrer dans le parcours client.
  • Combiné au digital, le print augmente la mémorisation et les taux de réponses. Associer un courrier papier à un emailing personnalisé permet d’augmenter les chances de capter l’attention et de générer une action. Ensemble, ils renforcent l’impact de la campagne : l’un ancre le message dans la mémoire, l’autre permet l’interaction immédiate.

  • Contrairement à un contenu numérique, éphémère, un support print s’inscrit dans la durée. Un magazine, une brochure ou un catalogue peut être conservé plusieurs semaines, circuler de main en main ou être consulté à plusieurs reprises. Il est donc susceptible de transmettre votre message longtemps après sa première parution.
  • Considéré comme premium, le papier est un vecteur élégant pour positionner une marque et sert souvent des marchés de niche. Ainsi, l’univers du luxe (horlogerie, joaillerie, édition, etc.) n’a jamais cessé d’utiliser le print pour proposer des magazines spécialisés, catalogues et éditions limitées et provoquer l’effet waouh recherché. Cela fait partie également de l’expérience client…

Que vous optiez pour une brochure, un livre blanc, un kakemono ou un dépliant, le print offre surtout des possibilités créatives infinies, capables de marquer les esprits. Il vous permet de vous démarquer dans le flux d’informations perpétuels des réseaux sociaux et de créer un lien physique, sensuel, avec vos clients.